Photo : Un lieu chargé d’histoire et doté d’un patrimoine naturel remarquable également.
Depuis six ans, les animations touristiques étaient en hausse, poussées par l’association des Amis du château. Elles vont se réduire cette année mais le site poursuit son développement.
Cette année, il n’y aura probablement qu’une grande manifestation touristique et publique au château de Ricey-Bas : la Fête de l’automne qui s’inscrira dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, Vignobles en Scène, grand rendez-vous annuel de l’œnotourisme en France le troisième week-end d’octobre. Pour autant, le château restera ouvert à pas mal d’autres rencontres, à des événements privés et associatifs, des séminaires, etc. Le superbe parc va prendre encore plus d’importance. Le château accueille également chaque semaine les croisiéristes étrangers de la compagnie anglaise European Water Ways pour un déjeuner dans la tradition française avec découverte du vignoble de champagne. Il continue aussi de nouer des partenariats extérieurs.
Une baisse de fréquentation
L’an passé, le château de Ricey-Bas et son association des Amis du château ont proposé pas moins de six événements dont la Route du champagne en fête, soit 8 755 visiteurs accueillis. « J’avais pris cet engagement en qualité de conseillère municipale avec Laurent Noirot pour participer au rayonnement du village Petite Cité de caractère et à son développement touristique. J’ai tout fait avec plaisir et enthousiasme ! », résume Ségolène de Taisne. Toutefois, en comparaison avec 2024 – c’est-à-dire hors Route du champagne où elle souligne d’ailleurs avoir subi des changements de programme préjudiciables – la fréquentation est en baisse d’une manière générale sur la saison touristique. Et Ségolène de Taisne de dénoncer « une absence de stratégie de développement touristique sur la commune » et un « environnement très instable ». « On a besoin de se repositionner à une échelle plus compatible avec ce que l’on peut faire et des animations qui collent à nos identités », ajoute-t-elle. Force est de constater qu’en plus, la récente campagne électorale a laissé des traces qui ne vont pas vers de la coopération au sein de la commune.
Coller à son objet social
De ce fait, l’association des Amis du château a décidé « de se recentrer sur le cœur de son objet social ». « L’association ne peut continuer de porter à elle seule la responsabilité, la lourde tâche, l’investissement humain et financier dans l’organisation d’événements importants pour le rayonnement du territoire », souligne le président, Luc Montaudon, privilégiant le développement dudit château, les liens d’amitié entre adhérents et donateurs, ou encore le soutien à l’association des Amis de l’orgue des Riceys.
Le château de Ricey-Bas vit au rythme des travaux de ses intérieurs depuis plusieurs années. Ils se poursuivent sur l’escalier d’Amboise et sur la partie XVI e en étroite relation avec l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine. Son parc de 25 ha est depuis novembre entièrement classé au titre des Monuments historiques. « Le cadre légal », selon ses propriétaires pour développer le plan de gestion de la paysagiste du patrimoine Frédérique Tezenas du Montcel avec des travaux en perspective qui vont lui conférer une dimension encore plus importante et ainsi s’harmoniser avec les parterres de buis dessinés par Le Nôtre, l’allée des platanes labellisée « ensemble arboré remarquable » ou encore les deux bras de la Laignes.
La biodiversité dévoilée
« La Fête de l’automne sera l’occasion d’inaugurer un sentier de découverte de la biodiversité du parc dont nous avons confié la conception, l’organisation et la matérialisation à Yohann Brouillard et Audrey Menillo d’Aube Destination Nature. Audrey doit réaliser aussi un parcours interactif pour les jeunes. Il y aura d’autres animations sur l’environnement. Et du vert nous passerons au verre avec l’office de tourisme et des artisans en lien », signale d’ailleurs Ségolène de Taisne.
Actuellement, ce parc peut se découvrir sur rendez-vous tout comme les goûter au château. Ayant eu à régulariser quelques déboires administratifs qui lui ont coûté assez cher, Ségolène de Taisne ne sait pas encore s’il sera ouvert chaque jour en été












